
Nous vous invitons à une discussion sur les luttes sociales et leur répression au Mexique en présence d’acteurs de ces luttes à Atenco et à Oaxaca : Trinidad del Valle, Catalina Gonzalez et Rubén Valencia.
Comme chaque année depuis 2002, l’association Échanges solidaires a importé du café des coopératives zapatistes. Il s’agit d’une action de solidarité, l’intégralité des bénéfices étant reversée aux communautés zapatistes. À l’occasion de l’arrivée du café en France des coopératives Ssit Lequil Lum et Yachil, nous organisons une journée d’information et de vente solidaire. Plusieurs associations tiendront des stands où elles proposeront information, livres, artisanat, vidéos...
Projection : Romper el cerco
Les 3 et 4 mai 2006, une violente répression s’est abattue sur la population du village de San Salvador Atenco, au Mexique dans l’État de Mexico.
Les paysans d’Atenco s’étaient opposés victorieusement à la construction d’un aéroport international sur leurs terres en 2002. Les gouvernements mexicains en ont gardé une rancune farouche et ont choisi ce lieu pour faire peur à toute la population. (...)
Les dénonciations, les protestations et communiqués solidaires, nationaux et internationaux, concernant l’emprisonnement injuste des sept prisonniers politiques prozapatistes (dont un, base d’appui de l’Armée zapatiste de libération nationale, qui vient d’être libéré) ne se sont pas fait attendre. De Paris, le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte signale que "cette action répressive n’a aucun lien avec un délit quelconque, mais elle a pour but de mettre un terme à toute forme d’organisation autonome opposée aux mégaprojets touristiques à Agua Azul et Agua Clara". (...)
DEPUIS LA PRISON, CENTRE FÉDÉRAL D’EXTERMINATION PHYSIQUE ET PSYCHOLOGIQUE, N° 1 "ALTIPLANO"
Aujourd’hui, trois ans après ce mois de mai rouge de 2006, nous pourrions dire que les choses en sont encore comme au début : l’illégalité, l’impunité et l’injustice caractérisent toujours le cas d’Atenco.
Dans le décompte des dommages, ceux qui assassinent, ceux qui violent, ceux qui cambriolent, ceux qui brutalisent, ceux qui torturent, restent protégés par des institutions obsolètes et inefficaces. Trois ans après, les auteurs matériels de ces faits ont reçu une accolade et un chèque d’impunité de la Cour suprême de justice ; les auteurs matériels, qui ont perpétré de telles brutalités, n’ont pas été puni ; aucun policier ou militaire n’est en prison. (...)
Lettres d’Ignacio del Valle, du FPDT (Front communal pour la défense de la terre), San Salvador Atenco.
Compagnes, compagnons,
Je suis heureux de vous saluer et triste pour ce que cela représente pour vous. Votre attitude vaillante et solidaire nous apprend votre véritable conviction face au malheur de la répression et la mort que sèment ceux qui défendent des intérêts mesquins, ceux qui, aux dépens de la souffrance du peuple, et avec l’effronterie la plus perverse, lâche et misérable, essaient d’étouffer ceux qui ont dit basta ! et qui ne sont pas prêts à la résignation, même au prix de leurs propres vies. (...)
Des collectifs de solidarité et individus se sont réunis les 1er, 2 et 3 mai à Marseille pour manifester leur solidarité avec les communautés autonomes zapatistes. Ils ont adopté la déclaration suivante :
- Après plus de cinq cents ans de résistance, les communautés indigènes zapatistes ont lancé en 1994 un appel au monde et entamé un processus de construction de leur autonomie en récupérant leurs terres et leur territoire pour une transformation sociale en profondeur. L’autonomie gagnée est constamment menacée par la convergence des intérêts économiques néolibéraux et la volonté des gouvernants du Chiapas et de l’État fédéral de faire taire une voix rebelle qui résonne dans le monde entier. (...)
Au Chiapas, il y a une alerte. Depuis le 8 mai, il y a de nouveaux prisonniers politiques zapatistes : l’un est base d’appui de l’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN), les sept autres sont membres de l’Autre Campagne. Ils sont tous victimes d’une conspiration politique du plus haut niveau, qui a comme toile de fond le contrôle officiel et privé des lieux touristiques de l’État du Chiapas et, plus concrètement, des très convoitées cascades d’Agua Azul. Au Chiapas, il y a un appel urgent non seulement à être vigilant, mais aussi à condamner, d’ores et déjà, l’emprisonnement de huit Tzeltales soumis à un procès rempli d’irrégularités : tortures, traitements dégradants, saisies illégales, manque d’interprètes et, finalement, inculpation d’une série de délits (vol avec violence et délinquance organisée), qui dans des situations normales (la normalité est-elle injustice ?) ne pourraient jamais être vérifiés pour la simple et bonne raison qu’ils sont innocents, alors que deux véritables coupables restent sous la bonne garde des autorités autonomes zapatistes (...)
Conseil de bon gouvernement Corazón del Arcoiris de la Esperanza
Caracol IV Torbellino de Nuestras Palabras
Morelia, le 7 mai 2009.
Frères et sœurs,
Compañeros et compañeras,
Nous voulons dénoncer l’emprisonnement injustifié, depuis le 18 avril 2009, de notre compañero Miguel Vásquez Moreno, originaire du district d’Agua Azul, Commune autonome Commandante Ramona.
Notre compañero Miguel Vásquez Moreno, de même que six [en réalité sept, note du cspcl] autres compañeros de l’Autre Campagne, est à ce jour privé de liberté, sans justification aucune, et incarcéré dans le Centre chiapanèque nº 14 de réinsertion sociale des condamnés à la prison d’El Amate (...)
La campagne "Justice et Liberté pour Atenco", lancée par le Front des villages en défense de la terre et relayée par des organisations de la société civile mexicaine et internationale, depuis le début de l’année, continue.
Des manifestations, rassemblements et prises de parole se succèdent un peu partout au Mexique et dans le monde (Paris, New York, Édimbourg, Marseille...) pour exiger la liberté immédiate des prisonniers politiques d’Atenco et elles se poursuivront jusqu’à ce que justice et liberté pour Atenco soient rendues.
Ces actions ne sont qu’une étape qui doit nous mener vers la libération des prisonniers d’Atenco... C’est pour cela que nous invitons les personnes et organisations de la région parisienne à participer à une assemblée ouverte à tous qui aura lieu le mercredi 20 mai 2009 à 19 heures au 33, rue des Vignoles, Paris XXe (métro Avron ou Buzenval), pour débattre et décider tous ensemble des actions à venir. Nous vous attendons nombreux !